Le bâillonnement collectif est « en marche » !

Par Yoann, praticien en Médecine Symbolique.

J’ai 33 ans.
Ça y est, la sentence est tombée, comme un couperet. Dimanche 26 avril, aux gros titres : « pas de preuve d’immunité » selon l’OMS.
C’est arrivé comme une évidence. Il y a encore quelque jours, il fallait que 60 % de la population ait contracté le covid-19 afin d’être immunisé contre la maladie, et maintenant, il n’est plus possible que notre corps se défende par ses propres moyens.
Bien évidemment, le discours a « évolué » et le message est maintenant clair et limpide comme de l’eau de roche : nous allons tous devoir nous faire vacciner (7,7 milliards d’individus sur Terre). Nous n’aurons pas le choix car « seul un vaccin protégerait à 100% ».
Aujourd’hui, le simple joggeur qui profite de son heure par jour à moins de 1km de chez lui est déjà regardé comme un inconscient irrespectueux et un danger public, alors imaginez bien que suite à cette crise, la personne non vaccinée n’aura sans doute aucune chance d’échapper à la vindicte populaire dans cette société ultra culpabilisante.
La France, pays des droits de l’Homme et des libertés, n’est plus que le pays des « droits de consommer et de se taire ».
#restezchezvous et taisez-vous.
Ne faites pas de vagues, n’essayez pas d’avoir la moindre liberté, ou vous serez poursuivi par un hélicoptère ou par un drone, comme un hors-la-loi.
Est-ce cette société que nous souhaitons ? Nous en sommes responsables dans une certaine mesure.
Nous nous sommes fourvoyés en croyant que nous étions tous en lien les uns avec les autres grâce aux réseaux sociaux virtuels, à internet et aux réseaux de communication. Le vrai constat, c’est qu’aujourd’hui, il n’y a plus de vie et moins d’échanges entre les gens. Pas uniquement dans la situation actuelle ou il n’y a en plus plus de contacts physique, mais de manière générale où l’on peut voir des bus, des trains, des salles d’attentes où les gens ne communiquent plus entre eux. Avant, j’ai le souvenir de trains bruyants, de jeunes qui riaient, d’adultes discutant entre eux, alors que maintenant, tout le monde est sur son smartphone, lobotomisé par des informations Google actu et par des publicités.
Il n’y a plus de « vie » entre les êtres humains.
Et cela risque de ne pas s’arranger. On nous annonce que la 5G va arriver et que grâce à cela, nous allons pouvoir télécharger des films plus rapidement pour pouvoir les regarder pendant les transports ! Vivement la voiture qui se conduira toute seule !
C’est effectivement “smart”, intelligent, si nous y pensons bien. Les personnes qui n’échangent pas entre elles ont moins de chance de faire des vagues ou de réfléchir sur la situation de telle ou telle chose ou décision politique.

Aujourd’hui nous allons sûrement devoir tous porter un masque pour des « raisons de sécurité ». Déjà, cela sous-entend que nous sommes tous des dangers les uns pour les autres. Mais aussi, si l’on regarde cela de manière symbolique, nous allons tous avoir un masque devant la bouche, devant le siège de notre expression. Les asiatiques connaissent déjà cette pratique. Or, ce sont les peuples les plus soumis aux autorités.
Il y a la part de protection contre le virus, mais aussi la part de « taisez-vous tous ». Nous sommes tous promis à avoir ce bâillon, cette muselière devant la bouche !

Qui croire par rapport à la situation actuelle ? Les politiques ? Les médecins ? Les scientifiques ? Les journalistes ? Les chiffres que l’on nous donne, les informations contradictoires, etc. Comment pouvons-nous avoir confiance en qui que ce soit et comment pouvons-nous avoir confiance en l’avenir ?
Aujourd’hui, qui aura encore le cran de s’exprimer librement, qui osera parler avec son voisin dans le train ou dans le métro pour dire qui il est et ce qu’il pense ?
Allons-nous faire comme Mathilde Panot qui a osé se bâillonner devant l’assemblée pour dénoncer notre condition, ou allons-nous enfin dire ce que nous pensons et exprimer ce que nous voulons pour nous et pour nos enfants ?